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Le VENDREDI 18 NOVEMBRE 2011 à 20 h 00
Dans la salle du Conseil de la Maison Communale de LA HULPE, 59 rue des Combattants
Pour participer à la CONFERENCE –DEBAT
« SCIENCES ET CROYANCES ; guerre ou paix ? »
Par Charles SUSANNE, Professeur d’anthropologie de l’ULB / VUB
Cette activité est organisée en collaboration avec l’Extension de l’ULB
PAF 3 € Renseignements : O2 687 32 84 ou 02 653 56 91
Science et religion : deux magistères différents bien entendu. Problème dépassé ? Et pourtant …
Si les scientifiques s’accordent pour ne guère se prononcer sur des problèmes de foi, ils ne peuvent cependant se taire sur des découvertes qui « dérangent » les Eglises. Lorsqu’il y a contradiction entre ce que les sciences mettent en évidence et les « Vérités » établies par les religions, il ne peut aujourd’hui y avoir de doutes, ou de compromis, les religions doivent adapter leurs interprétations. C’est ce qu’un nombre de plus en plus élevé de croyants réalise par la remise en question des enseignements de leurs propres Eglises.
Concernant l’évolution, l’origine de la vie, les mécanismes intimes de la vie, la définition même de la vie humaine, les connaissances scientifiques sont de plus en plus dérangeantes pour ceux qui préfèrent parler des mystères de la vie. Il est évident que les religions ont été et restent toujours fondées sur des dogmes et des mythes et qu’elles ne sont pas basées sur une pensée rationnelle. Les Eglises veulent garder leur autorité et ont encore la prétention d’être dépositaires de la Vérité. Elles ne veulent pas se remettre en question et, pire, elles veulent (à nouveau) influencer les politiques nationales et européennes. Elles veulent reconquérir un pouvoir temporel qu’elles perdent de plus en plus au niveau de leurs propres ouailles, dont la foi n’est plus inconditionnelle.
Je ne veux donc pas m’opposer à la foi, aux religions, aux croyants, mais je me veux critique vis-à-vis des manipulations faites au nom de ces religions.
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En novembre 2010, le CAL organisait au Parlement européen une journée de colloque sur le thème «Sciences et croyances : la place de la démarche scientifique en Europe». Point de départ : le constat d’une pression anti-évolutionniste croissante sur les systèmes éducatifs et institutionnels en Europe (y compris en Belgique) où le créationnisme, sous ses différentes formes, essaie de s’imposer.
Or, remettre en cause le modèle de l’évolution revient à mettre en question la démarche scientifique, basée sur l’observation, l’expérimentation et la modélisation. La tentative des créationnistes – et à travers eux des religions – d’extraire la question de l’origine de l’homme du champ scientifique est une atteinte à la curiosité, au questionnement de la nature et à l’expérimentation. L’analyse et les débats ont porté sur l’articulation entre la science et la société en Europe ; science et technique conditionnant désormais la vie quotidienne du citoyen et, plus globalement, les rapports sociaux. C’est pourquoi elles font inéluctablement l’objet de diverses pressions que ce colloque a tenté de décoder.
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